CRESSONSACQ - L'histoire du village.

En région Picardie, dans le département de l'Oise.

C’est à la fin du 10ème siècle et au début du 11ème siècle que la plaine cressonsacquoise est apparue. Sur ordre du Comte de Clermont un certain Cressos ou Cressus a essarté cet espace pour agrandir l’espace cultivable, cet endroit est devenu l’essart de Cressos puis au fil du temps CRESSONSACQ, mais entre temps nous ne comptons pas moins de 9 écritures différentes : Cressonium essartum, Creantatio, Cressoncé, Cressensac, Cressonessart, Cressonnessart, Cressonsart, Cressonsac et enfin Cressonsacq. Il en est de même pour l’unique hameau du village (au sud est du territoire) : BRETONSACQ, qui était l’essart d’un certain Berton.

D’après GRAVES : "Cressonsacq" est un lieu fort ancien qui relevait du comté de Clermont et qui a donné son nom à une famille distinguée dans le moyen âge. Hersandis, dame de Cressonsart qui vivait en 1145, est le premier personnage connu de cette maison. Dreux son fils fit une donation à l’abbaye d’Ourscamps dans l’année 1164. Il transigea l’année suivante devant le Roi Louis VII avec Eudes de Taverny, abbé de Saint Denis en France, à l’occasion de la forêt de Cressonsacq, dont il avait usurpé une grande partie.

Dreux II de Cressonsart, fils du précédent, est l’un des plus illustres chevaliers de son temps, se croisa en 1199, sous la conduite de Thibaut, comte de Champagne.

Robert, fils de DREUX II fut élu évêque de Beauvais vers l’année 1237…il accompagna Saint Louis pendant son voyage de la terre sainte et mourut deux ans après dans l’île de Chypre.

Quelques années après, Thibaut frère de Robert eut un fils (second) qui devint évêque de SENLIS en 1260. Ces deux évêques Robert de Cressonsart, oncle et neveu ont souvent créé des confusions dans les esprits, on a souvent mêlé leurs actions, à cause de leur identité commune.

C’est au tout début du 14ème siècle que la famille de Cressonsart s’est éteinte. La famille de Cressonsart a vécu dans un manoir seigneurial situé au centre du territoire, c’était une forteresse considérable qui servait à la défense des frontières du Beauvaisis. En 1422, après la reddition de Meaux, les Anglais s’emparèrent de ce manoir qui fut complètement détruit. C’est à cette époque, selon la tradition locale, que le village qui existait près du bois de Cernoy aux lieudits la Crémaillère et le Rigaldy disparut complètement pour être reconstruit au Nord Ouest du territoire.

C’est en 1429, après que la guerre ait remis les terres dans les mains des français que le château fut restauré, le village rebâti...

Le château de Cressonsacq, dont on voit encore une tour entière près du village du côté de La Neuville Roy, était carré, flanqué de quatre tours, enceint de fossés larges et profonds, avec ponts-levis ; un aqueduc y amenait l’ eau des bois de Pronleroy qui sont distants d’une demi-lieue. Les murs avaient de sept à quinze pieds d’épaisseur selon les côtés. Un souterrain s’étendait depuis la cour du château jusqu’aux Bois de Cressonsacq. Cet édifice a été démoli après la révolution de 1789, à l’exception de la tour Nord-Est qui est fort élevée et qu’on découvre de loin dans la campagne : on reconnaît aisément encore le talus des fossés.

la tour de cressonsacq.jpg

En face de l’ancienne chapelle seigneuriale devenue église paroissiale et qui a été entièrement restaurée entre 1990 et 1994, se trouvait un prieuré de l’ordre de Cluny. Les caves de cette bâtisse, toujours en place, témoigne de l’architecture de l’époque.

L’église est un bâtiment carré, sur l’un des côtés duquel le chœur forme saillie. Ce chœur était comme on l’a déjà dit, la chapelle seigneuriale, à laquelle on ajouta une nef lorsque l’édifice devint le siège de la paroisse. Les travaux de restauration qui ont eu lieu ces dernières années ont permis de redonner à l’édifice sont aspect d’antan. Complètement dégagé de ses boiseries murales, la pierre est réapparu ainsi que les traces de la porte qui permettait au Seigneur d’accéder à l’église. Restée de longues années sans clocher, celui-ci ayant été détruit par la foudre, l’église à retrouvé ses cloches au début du 20ème siècle.

Autrefois, chaque 3 février, jour de la Saint Blaise, un pèlerinage très fréquenté, amenait à CRESSONSACQ des fidèles qui venait invoqué le secours du saint contre les maux de gorge : le prêtre passait un fil rouge trempé dans l’eau bénite au cou des pèlerin. Aujourd’hui, chaque premier week-end de février, la commune de CRESSONSACQ organise dans son église une exposition picturale. Cette date a été retenue afin de poursuivre une tradition, même si les objectifs ne sont plus les mêmes, l’église de Cressonsacq continue d’être visitée, autour de la Saint blaise.

En 1992, la commune de CRESSONSACQ a donné le nom de " Barthélemy Despeaulx " à un square créé à la place du dernier café-tabac du village. Ce personnage est une figure de l’histoire du village et du Plateau Picard Picard. Ce citoyen bienfaisant, chirurgien de son état, est l’auteur d’une instruction sur la vaccine publiée en 1803 et qui a contribué à la propagation de cette découverte dans le département de l’Oise. Son tombeau est toujours visible dans le cimetière communal. Barthélémy Despeaulx a également été le second maire de la commune après la révolution. Surnommé " le chirurgien des Pauvres ", il fit beaucoup de bien autour de lui, créa une fondation pour le soulagement des plus démunis et légua ses biens à la paroisse.

CRESSONSACQ, compte aujourd'hui 389 habitants, pour en savoir davantage, visitez les autres pages de notre site.